Personnifications anthropomorphiques

Rappelons que la majorité est hétérosexuelle, et malheureusement sexiste. Les antiques vicelards qui ont bâti les mythes s’en sont donné à coeur joie lorsqu’il a fallu représenter diverses idées et concepts ; rien de mieux que d’utiliser des femmes quelque peu dévêtues.

Ainsi, la Vérité est nue, incroyablement nue, seule au centre d’une scène, glabre et magnifiquement belle, sa peau préservée du soleil, et montrée à une assemblée en général masculine.

Vaste erreur. Ces vieux croûtons ne voyaient ni avec leur yeux, ni avec leur intellect, mais avec leur concupiscence. D’après ce que je vois dans ce vestiaire, il n’y a pas une Vérité, mais des vérités. Non pas seules, mais en nombre. Elle n’est pas glabre, en vérité, « elles » ne se rasent pas les jambes. Certaines sont bien musclées, d’autres assez mal forgées ou se laissant aller. Et, le plus important, arborant sans vergogne des attributs assez peu féminins, avec du poil autour.

Il a des moments où je n’ai pas envie de voir certaines vérités, que ce soit en face ou de biais. Et d’imaginer où pourrait se trouver une autre personnification ; la Pudeur. Eprouvant la déception qu’elle ne soit pas ici présente, il semble très probable qu’elle soit parti skier.