A mateur, mateur et demi

Je termine mon 1h15 de crawl et file aux douche. La girafe albinos est toujours là depuis au moins 1h. Voulant l’éviter, je choisis donc d’aller dans la partie discrète des douches. Une place se libère et donc j’y vais pour me toucher.

Il se trouve que mes deux voisins de douche, adolescents prépubères, se marrent comme un Beavis-et-Butthead, sautillant de temps en temps pour voir par dessus un autre muret, celui qui sépare les messieurs des mesdames. Ces deux petits hétéros reluquent depuis pas mal de temps, sans la moindre once de décence et de discrétion, les demoiselles de l’autre côté.

Et zut, le petit espagnol débarque… il reste une douche libre à côté, mais l’animal reste bien devant nous pour un matage en règle. Je termine vite fait, laissant les deux adolescents mateurs sous l’oeil du pequeño… A mateurs, donc, mateur et demi.

En mon for intérieur, je me dis qu’il faudrait prévenir ces deux jeunes, mais le diablotin en moi me dit de laisser vivre.

Je reviens donc devant, pour me sécher, sous le regard de la girafe. On endure. Quand je termine et remonte m’habiller, je vois la girafe se déplacer vers le muret pour aller admirer ce qui se passe derrière.
Si ces deux jeunes voyeurs savaient qu’ils étaient littéralement encadrés par plus voyeurs qu’eux…

Conclusion : les hormones, ça rend très con.