L’énormité en moustache

La belle saison est censée ne plus tarder, et ceux qui pensent à s’alléger de quelques rondeurs déboulent dans le bassin pour quelques allées et venues inefficaces dans l’eau.

Et quand on dit rondeur, c’est en général dans la tête. Objectivement, celui-là n’en a pas, mais intérieurement, le demi-kilogramme de gras nécessaire à son homéostasie quotidienne est encore de trop. D’ailleurs, trop bien entretenu pour sa cinquantaine débutante : piercings « haltères » aux deux tétons, gros tatouage sur l’épaule, coupe de cheveux à la militaire, moustache finement taillée… Ah… la moustache…
Pas foutu de nager le crawl, juste de la brasse maniérée et un lent dos crawlé, qui m’énerve quand je dois le doubler.

Mon gaydar indique tapiole 100% certifié et garanti. Aucun doute n’est possible. On dirait un personnage de Ralf König. Le cliché est là. Ostentatoire. Gros. Imposant. Et c’est tellement énorme que le doute s’installe en dépit de l’évidence.

Le sujet du jour était donc : « de l’art d’être gros alors que la balance indique le contraire » (l’inverse est tout aussi valable).